Avec l’âge, les capacités d’adaptation et d’auto-guérison ont tendance à décroître. Elles sont fonction de l’histoire de vie, de l’hygiène de vie et de l’état de santé.

Plus on avance dans l’âge, plus l’histoire s’enrichit d’évènements (traumatiques, médicaux, chirurgicaux,..) susceptibles de « marquer » et de modifier l’équilibre du corps. C’est souvent à cette période de la vie que des évènements passés, qui étaient jusqu’alors bien compensés et même parfois sortis de la mémoire des patients, se manifestent et entraînent des désagréments importants. Il n’est donc pas rare de remonter très loin dans cette histoire de vie pour comprendre comment ont pu s’installer ces déséquilibres.

Au fil des années, le corps se transforme, l’enraidissement s’installe, la perception des sens et la coordination des mouvements  s’altèrent et le risque de souffrir de pathologies dégénératives, plus ou moins invalidantes, augmente. La récupération suite à des traumatismes ou des pathologies se fait également plus lente. Tout ceci peut être source de nombreux désagréments et favoriser l’apparition d’incapacités. Le risque est la perte d’autonomie avec un retentissement social et psychologique parfois très important.

Il s’agit d’une période pendant laquelle il faut « faire attention à tout » : alimentation, hydratation, sommeil, activités, mouvements, respect des traitements médicaux,…Une mauvaise hygiène de vie aura souvent des conséquences nocives plus importantes sur l’état de santé et les capacités d’auto-guérison chez un patient âgé que chez un jeune.
L’arrêt de l’activité professionnelle joue également un rôle très important sur le mode de vie, l’état physique, psychique et social.

L’ostéopathe devra donc instruire ces trois éléments pour « évaluer » les capacités d’auto-guérison de ses patients et optimiser au maximum son intervention. Le but est de travailler sur le maintien ou l’amélioration de la qualité de vie chez des sujets qui ont parfois peu de ressources pour faire face à des désagréments souvent négligés ou catégorisés comme étant « liés à l’âge ».


Quand consulter ?


A titre préventif et conservatoire :

le nombre de séances préconisé dépend de chaque patient. Le but est de plutôt de maintenir l’état de santé

Accompagnement lors de la mise à la retraite

Avant une nouvelle activité

Pour maintenir une bonne fonctionnalité des différents systèmes du corps (locomoteur, digestif,…)

Pour essayer de limiter l’évolution de certaines pathologies et les répercussions de leurs éventuels traitements

A titre curatif :

le but est d’améliorer la qualité de vie et d’apporter un mieux en travaillant sur des troubles fonctionnels

Cette liste n’est pas exhaustive. Ces patients peuvent également souffrir de troubles non liés à l’âge, comme n’importe quel patient.